Ce n’est que le début de tout

En ce vendredi 31 mai 2024, nous célébrons la fête de la Visitation. Deux cousines sont enceintes et se rencontrent, se visitent. Sainte Elisabeth qui attend Saint Jean Baptiste et la Vierge Marie qui a conçu, du Saint-Esprit en son sein virginal, le Fils de Dieu du nom de Jésus.

Etre chrétien, c’est être humain jusque dans toute son amplitude et sa profondeur. Dieu est là pour nous, il vient à nous.

Je désire simplement rendre hommage à toutes les mamans et tous les papas qui souffrent d’une fausse couche. Ce sont eux qui m’ont parlé de leur chagrin et de leur désarroi. Je suis parfois peiné par l’attitude de certains médecins, par leurs mots, leur dureté au point de ne plus savoir quoi faire du tout-petit dont les parents ont vu le coeur battre. Rien n’était plus beau que de s’être senti pleinement papa et maman et de le voir désormais visible sur un écran. Puis tout bascule, l’enfant ne bouge plus, le pouls n’est plus perceptible, une vie s’est éteinte.

Les sentiments se bousculent et pour basculer en quelques secondes à la détresse, à la désolation. Les mamans le partagent parfois: passer du berceau de la vie à une mort portée au fond d’elle-même.

Les médecins sont bien là pour faire naître le minuscule petit être. Par contre, certains ne savent plus quoi faire avec le corps. Cela bouleversent les parents. Ce petit tout le leur revient. Certains feront une petite cérémonie avec la mention du nom souvent déjà choisi, la prière, la lumière et le choix pour le faire reposer sur la tombe d’un parent.

La Visitation nous le rappelle. Dès la conception, un petit bout de chou pointe le bout de son nez. C’est n’est pas rien, c’est tout !