Nous avons tous remarqué le temps pluvieux qui accompagne le printemps, avec des températures saisonnières un peu plus basse que la moyenne et des précipitations abondantes. (blog météo suisse)
Pourtant les médias, au sens large, en parlent beaucoup moins que les canicules.
Dans le monde de la communication, un train à l’heure n’est pas une nouvelle tout comme les décollages et les atterrissages réussis des avions. Dans le jargon, les communicants parle de « hotnews » lorsqu’un avion se crash.
Dans le nombres des nouvelles, plus de 5’000 montrent le bout de leur nez de ce flux de communications. La normalité n’est pas une information qui va solliciter nos passions. Une nouvelle qui n’est pas chaude ne va pas retenir l’attention. Nous retrouvons cela dans une demande d’information: alors, c’est comment ? c’est chaud! Voilà une info. Si la réponse avait été: rien de spécial, la discussion se serait arrêtée là. En fait, le décalage engendre la communication.
Nous savons que le réchauffement climatique est un fait scientifique. Sauf les climatosceptiques veulent brouiller les radars. Les savants eux s’accordent sur ce fait, mais divergent sur sa cause. La montée des températures de par le monde ne se confond pas non plus avec la météo. Cette dernière concerne plutôt le temps court et le local alors que le réchauffement touche à la durée et au global.
Les canicules vont agiter les différents médias avec son lot d’inquiétudes et de stress. Elles vont aussi animer nos passions tout autant que nos conversations.
Par contre, la normalité météorologique de ce printemps calme et refroidi nos ardeurs. Cette dernière n’agit pas sur l’anxiété. Pas d’extrême, pas de polémique; pas de dépassement de la moyenne, pas d’info, de nouvelles ou de « hotnews ». Au fond, cela nous fait ni chaud ni froid.
