« je pense que nous devons encore faire de gros efforts » Card Prevost
Léon XIV est en état de grâce. Avec le temps, les polémiques et les attaques vont se profiler. Le Bon Pasteur va être blessé par les loups.
En l’état, une seule critique émerge: sa gestion des abus sexuels, au Pérou et aux USA.
Qu’en est-il ?
Lors de sa première audience avec le monde des médias, le Pape s’est longuement arrêté vers une péruvienne, en le revêtant d’une écharpe typique du pays. Cette journaliste Paola Ugaz a enquêté sur une association catholique aujourd’hui dissoute, qui a connu en son sein toutes sortes d’abus. Dans La Vie, elle confesse avoir été soutenue par l’évêque de Chiclayo, l’évêque Prevost.
Quant à l’autre reproche, il vient du Snap (association des USA, réseau de victimes d’abus).
Impossible dans ce petit article de développer les plaintes et les réponses de la justice.
Toutefois, la fin de l’article de la Vie est intéressante:
Le président de l’association de victimes d’abus du Pérou, Jose Enrique Escardó, a voulu dire: « Je connais le nouveau pape depuis 2019. Le 24 janvier 2025, après mon audience privée avec le pape François au Vatican, j’ai eu une réunion d’une heure avec lui au Dicastère des évêques. À cette occasion, il a écouté avec attention mes idées et a montré son plein accord et soutien à ma lutte contre la violence physique, psychologique, spirituelle et sexuelle dans l’Église catholique. Ces dernières années, le pape Léon XIV a joué un rôle clé dans le démantèlement du Sodalicio et je lui en suis reconnaissant. J’espère qu’il pourra poursuivre ce que François a fait et prendre des mesures qui apporteront justice et guérison à toutes les victimes de violences ecclésiale dans le monde. »
Pour le cardinal Robert Francis Prevost, qui s’exprimait en mai 2023 sur Vatican News en sa qualité de préfet du Dicastère pour les évêques:
« Nous ne pouvons pas fermer notre cœur, la porte de l’Église aux personnes qui ont souffert à cause des abus. La responsabilité de l’évêque est grande et je pense que nous devons encore faire de gros efforts pour répondre à cette situation, qui cause beaucoup de douleur dans l’Église » « Le silence n’est pas une réponse. Le silence n’est pas la solution. Nous devons être transparents et honnêtes, accompagner et aider les victimes, autrement, leurs blessures ne guériront jamais. Il y a là une grande responsabilité. Nous sommes tous concernés ».
