Pour les fanas de l’espace, Starship, la fusée d’Elon Musk, est fascinante. La plus grosse fusée jamais construite est composée de deux étages. Le second porte justement son nom « Starship » alors que le premier se prénomme Super Heavy.
Ce dernier est récupéré de façon spectaculaire, par des brucelles. Une fusée qui retourne à sa base de lancement, c’est magique et médiatique. C’est le seul succès du programme. Tout les reste explose, sauf le 10 ème essai d’août 2025 qui a connu enfin le succès attendu. Pour un match de foot, le score est sévère: 9 à 1 !

Super Haevy récupéré par sa tour de lancement
La complexité va suivre, avec le programme Artémis, sœur d’Apollon dans la mythologie grecque, pour un retour de l’homme sur La Lune, puis des missions vers Mars.
Après un premier lancement d’une première fusée Starship. elle devra devra être « refueled » en orbite terrestre, soit recevoir à nouveau son essence ( de l’ergol pour les spécialistes ). La montée en orbite est très gourmande.
Une fois ce décollage accompli, le Starship doit être rejointe en orbite terrestre par d’autres Starships, jouant les camions-citernes. Combien en faudra-t-il ? Jusqu’à 16 !

Super Haevy et Starship sur le pas de tir du décollage
Le défi n’est pas terminé.
Une fois le plein complet accompli ( par 16 Starship ). elle filera vers La Lune. Pour se poser sur le satellite de la Terre, les astronautes ne seront pas à bord du Starship. Il devront patienter. Attendre qui ? Et bien les astronautes. Ils arriveront avec la capsule européenne ( avec le ESM, europaen service module ), portée par l’immense fusée SLS (Space Launch System). Les astronautes seront transférés d’Orion à Starship. Orion restera en orbite lunaire pendant que Starship ira se poser verticalement sur La Lune. Au retour, Starship reviendra de sa mission lunaire et fera son « docking » ou amarrage à nouveau sur Orion.

La capsule Orion
Quant au Starship, il est perdu, restant en orbite lunaire. Cela ressemble à une débauche de matériel, comme Starlink.
Je souhaite ardemment le retour de l’homme sur La Lune, puis des missions pour Mars. Mais les chiffres me donnent le tournis. Je ne vois pas Space X réussir ce programme démesuré. Trop de décollage, trop de gaspillage, trop d’impondérable et trop excessif.
J’accepterai très volontiers mes erreurs. Des experts suisses du spatial sont bien plus objectifs. Starship va réussir ce retour des hommes sur la Lune.
Pour ma part, je reste positivement sceptique.
